Impact d'une rénovation énergétique sur l'équilibre du bâtiment
Notre bureau est intervenu dans une habitation unifamiliale construite dans les années 1980 à la suite de l’apparition de taches noirâtres et de moisissures dans plusieurs pièces du logement.
Les premiers constats pouvaient laisser supposer la présence d’une infiltration d’eau ou d’un phénomène d’humidité ascensionnelle, deux causes fréquemment évoquées dans ce type de situation.
Le logement avait cependant fait l’objet ces dernières années de travaux d’amélioration énergétique, notamment le remplacement des menuiseries extérieures et la mise en œuvre d’une isolation thermique par l’intérieur.
Problématique
Les phénomènes observés étaient localisés dans les zones les plus froides du bâtiment, notamment :
- angles de parois,
- zones situées derrière les meubles,
- jonctions de murs extérieurs.
Dans ce type de configuration, les améliorations énergétiques peuvent modifier l’équilibre hygrothermique initial du bâtiment.
La réduction des infiltrations d’air parasites liée au remplacement des châssis, combinée à une isolation intérieure, peut entraîner :
une augmentation ponctuelle du taux d’humidité relative intérieure, une condensation superficielle sur les parois les plus froides, le développement de moisissures superficielles.
Objectif de la mission
La mission consistait à :
- analyser les mécanismes à l’origine des taches de moisissures observées,
- vérifier l’existence éventuelle d’un phénomène d’infiltration ou d’humidité structurelle,
- déterminer si les désordres résultaient d’un déséquilibre hygrothermique lié aux travaux énergétiques réalisés,
- définir une solution technique permettant de stabiliser durablement la situation.
Notre intervention
L’analyse technique s’est appuyée sur :
- des mesures hygrométriques dans les pièces concernées,
- l’analyse des conditions de ventilation du logement,
- l’observation des zones sensibles à la condensation,
- l’étude du comportement hygrothermique du bâtiment après travaux d’amélioration énergétique.
Les investigations ont permis d’écarter l’hypothèse d’une infiltration ou d’une humidité ascensionnelle et de confirmer la présence d’un phénomène de condensation superficielle lié à un renouvellement d’air insuffisant.
Sur cette base, notre bureau a procédé au : dimensionnement d’un système de ventilation conforme aux exigences normatives, calcul des débits d’air nécessaires par local, élaboration d’un programme de travaux correctifs adapté au logement.
Résultats
L’analyse technique a permis de démontrer que les désordres observés résultaient principalement d’une modification de l’équilibre hygrothermique du bâtiment consécutive aux travaux d’amélioration énergétique.
L’absence d’un système de ventilation adapté a favorisé : l’augmentation ponctuelle de l’humidité relative intérieure, la condensation superficielle dans les zones les plus froides, le développement de moisissures sur certaines parois.
Un système de ventilation correctement dimensionné permet de rétablir un renouvellement d’air suffisant et de limiter durablement ces phénomènes.
Impact concret
Un programme de travaux correctifs a été établi afin d’améliorer durablement la qualité de l’air intérieur et de stabiliser les conditions hygrothermiques du logement.
Les interventions proposées comprennent :
- la mise en place d’un système de ventilation adapté,
- l’ajustement des débits d’air dans les différents locaux,
- le traitement localisé des zones affectées par les moisissures.
Estimation des travaux correctifs : ≈ 2 600 € HTVA
Ces mesures permettent de réduire durablement les phénomènes de condensation et d’améliorer le confort sanitaire des occupants.
Valeur ajoutée de l’approche
Les phénomènes d’humidité dans les bâtiments rénovés nécessitent une lecture globale du comportement hygrothermique du bâtiment.
L’intervention d’un expert permet :
- d’éviter des diagnostics erronés (infiltration ou humidité ascensionnelle),
- d’identifier les conséquences indirectes des travaux d’amélioration énergétique,
- de proposer des solutions techniques adaptées et dimensionnées,
- de transformer un constat technique en solution opérationnelle durable.
Cette approche permet ainsi de diagnostiquer avec précision les désordres observés et d’orienter efficacement les mesures correctives nécessaires
Galerie médias