Analyse chimique des matériaux après dégât des eaux

Méthode d’analyse de sels hygroscopiques (NO₂ / NO₃) pour orienter le diagnostic et éviter des investigations invasives.

Notre bureau est intervenu à Liège pour le compte d’un syndic de copropriété, dans le cadre d’un dégât des eaux survenu dans un immeuble à appartements.
Des doutes subsistaient quant à l’origine du sinistre, notamment concernant une conduite principale d’évacuation des eaux usées, potentiellement défectueuse.
Avant d’envisager des investigations lourdes et invasives (inspection endoscopique), une approche technique alternative a été privilégiée.

Problématique

Dans ce type de situation, l’identification de l’origine d’un dégât des eaux peut s’avérer complexe, notamment lorsque :

  • plusieurs réseaux sont susceptibles d’être en cause,
  • les écoulements ne sont pas visibles directement,
  • les investigations techniques nécessitent des interventions destructives ou coûteuses.

L’enjeu était donc de déterminer si la conduite d’évacuation suspectée présentait réellement une défaillance, sans recourir immédiatement à une inspection intrusive.

Objectif de la mission

La mission consistait à :

  • analyser la pertinence d’une inspection endoscopique de la conduite suspecte,
  • identifier l’origine potentielle du dégât des eaux,
  • utiliser une méthode d’analyse alternative permettant d’objectiver la présence éventuelle d’eaux usées,
  • éviter des investigations invasives si elles s’avéraient non justifiées.

Notre intervention

L’analyse technique s’est appuyée sur une méthodologie basée sur l’analyse chimique des eaux.
Les investigations ont consisté à :

  • procéder à des prélèvements d’échantillons comparatifs,
  • réaliser une analyse semi-quantitative des nitrates (NO₃⁻) et nitrites (NO₂⁻),
  • comparer les résultats obtenus afin d’identifier la présence éventuelle d’eaux usées.

Cette approche permet de détecter des anomalies chimiques caractéristiques d’un rejet d’eaux usées, notamment en cas de fuite ou de rupture de conduite.

Résultats

Les analyses réalisées n’ont pas mis en évidence de concentrations anormales en nitrates et nitrites permettant de suspecter une fuite au niveau de la conduite principale d’évacuation des eaux usées.
Ces résultats ont permis :

  • d’écarter raisonnablement l’hypothèse d’une défaillance de cette conduite,
  • de conclure à l’absence d’indice chimique en faveur d’un rejet d’eaux usées à cet endroit.

Impact concret

Cette approche a permis :

  • d’éviter la mise en œuvre d’une inspection endoscopique invasive,
  • de limiter les coûts d’investigation pour la copropriété,
  • d’orienter plus efficacement la recherche de l’origine du sinistre,
  • de fournir au syndic une base technique objectivée pour la prise de décision.

Valeur ajoutée de l’approche

L’utilisation d’analyses chimiques dans le cadre d’une expertise technique constitue un outil complémentaire pertinent pour objectiver certaines hypothèses.
Cette méthodologie permet :

  • de réduire le recours à des investigations destructives,
  • d’apporter des éléments mesurables et vérifiables,
  • d’améliorer la fiabilité du diagnostic technique,
  • d’optimiser la gestion des coûts et des délais d’intervention.

Elle illustre l’intérêt d’intégrer des méthodes d’analyse alternatives et interdisciplinaires dans le domaine de l’expertise bâtiment, afin d’affiner les diagnostics et d’orienter les décisions de manière plus ciblée et efficace.

Source : Green label
Partager
Retour aux news

Vous êtes concerné par l’une de ces situations ?

Un premier échange permet d’orienter rapidement votre démarche.