Inconfort thermique et moisissures : identifier les causes

Pourquoi un logement reste difficile à chauffer malgré une installation de chauffage en apparence suffisante.

Notre bureau est intervenu dans un logement occupé par une locataire confrontée à plusieurs désordres persistants.

Les principales difficultés signalées étaient :

  • un inconfort thermique important ;
  • des difficultés à atteindre une température de confort ;
  • l'apparition de condensation ;
  • le développement de moisissures sur certaines parois.

Avant d'envisager des réparations ou un traitement des moisissures, une analyse globale du bâtiment et de ses installations s'imposait.

Problématique

Les phénomènes de condensation et de moisissures sont souvent attribués à un manque d'isolation ou au comportement des occupants. En réalité, ils résultent fréquemment d'un déséquilibre entre plusieurs facteurs physiques.

L'enjeu consistait à déterminer pourquoi le logement demeurait difficile à chauffer et à identifier les causes réelles des désordres observés plutôt que leurs seules conséquences.

Objectif de la mission

La mission consistait à :

  • analyser les conditions hygrothermiques du logement ;
  • évaluer le fonctionnement des systèmes de chauffage et de ventilation ;
  • identifier les déséquilibres influençant le confort ;
  • déterminer les causes des phénomènes de condensation ;
  • proposer une stratégie de correction durable.

Notre intervention

L'analyse s'est appuyée sur des mesures de terrain et une lecture croisée des performances énergétiques et du comportement physique du bâtiment.

Les investigations ont notamment permis :

  • de mesurer une humidité relative intérieure anormalement élevée (≈ 55 %) ;
  • d'identifier un renouvellement d'air insuffisant ;
  • de mettre en évidence des radiateurs sous-dimensionnés ;
  • de constater une chaudière largement surdimensionnée ;
  • d'évaluer la performance énergétique du logement selon la méthodologie PEB.

Cette approche a permis de relier les différents déséquilibres plutôt que de les analyser isolément.

Résultat

L'expertise a démontré que les moisissures constituaient la conséquence d'un fonctionnement global déséquilibré du logement.

L'association d'une humidité intérieure élevée, d'une ventilation insuffisante et de températures de surface trop faibles créait des conditions favorables à la condensation superficielle et au développement des moisissures.

Impact concret

Cette démarche a permis :

  • de dimensionner correctement les besoins de chauffage ;
  • d'adapter les systèmes d'émission de chaleur ;
  • de corriger la stratégie de ventilation ;
  • d'objectiver les performances énergétiques du logement ;
  • de hiérarchiser les interventions selon leur efficacité réelle.

Valeur ajoutée de l'approche

Le traitement des moisissures ne constitue pas une solution lorsque les causes du désordre persistent. En croisant les données relatives au chauffage, à la ventilation, au comportement hygrothermique et à la performance énergétique du bâtiment, il est possible d'identifier les véritables mécanismes responsables de l'inconfort et de proposer des solutions durables plutôt que de simples traitements curatifs.

Source : Green label
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