Humidité des murs : distinguer l'eau des sels hygroscopiques

Quand un diagnostic approfondi permet d'éviter des travaux inadaptés et des investissements inutiles.

Au sein d'une ancienne ferme du XIXᵉ siècle, des boursouflures sont apparues sur un mur contre terre, laissant supposer un problème d'humidité.

Les premiers constats orientaient naturellement vers des remontées capillaires ou des poussées hydrostatiques latérales.

Une expertise technique a toutefois été réalisée afin d'objectiver l'origine réelle des désordres.

Problématique

Les désordres liés à l'humidité présentent souvent des manifestations visuelles similaires. Pourtant, leur origine peut être très différente.

Dans ce dossier, les symptômes observés orientaient naturellement vers la présence d'eau dans les maçonneries. L'enjeu consistait à déterminer si les dégradations étaient réellement provoquées par l'humidité ou par la présence de sels hygroscopiques issus de l'histoire du bâtiment.

Une erreur de diagnostic aurait pu conduire à un traitement coûteux sans résoudre durablement les désordres.

Objectif de la mission

La mission consistait à :

  • caractériser l'origine des dégradations ;
  • distinguer la présence d'eau de celle des sels hygroscopiques ;
  • analyser l'influence de l'historique du bâtiment ;
  • identifier les mécanismes responsables des désordres ;
  • proposer une stratégie de réparation adaptée.

Notre intervention

L'analyse s'est appuyée sur des observations de terrain, des mesures et une lecture historique du bâtiment.

Les investigations ont notamment permis :

  • d'analyser les manifestations observées sur les enduits ;
  • de rechercher la présence de nitrates et nitrites ;
  • d'étudier l'ancienne affectation des locaux ;
  • d'interpréter les résultats au regard de la physique du bâtiment.

Les analyses ont révélé une concentration importante de sels hygroscopiques compatible avec l'ancien usage agricole du bâtiment, autrefois destiné à accueillir le bétail.

Résultat

L'expertise a permis d'écarter les remontées capillaires comme cause principale des dégradations observées.

Les désordres trouvaient principalement leur origine dans la présence de sels hygroscopiques accumulés dans les maçonneries, dont le comportement diffère fondamentalement de celui d'une humidité d'origine liquide.

Impact concret

Cette démarche a permis :

  • d'éviter un diagnostic erroné ;
  • d'écarter des traitements inadaptés ;
  • de limiter les investissements inutiles ;
  • d'adapter les prescriptions aux causes réelles du phénomène ;
  • d'établir un programme de réparation chiffré et hiérarchisé.

Valeur ajoutée de l'approche

Des symptômes similaires ne traduisent pas nécessairement un même désordre. Cette étude de cas illustre l'importance d'associer observations, mesures, analyses chimiques et compréhension de l'histoire du bâtiment afin d'identifier l'origine réelle des dégradations et de proposer des solutions véritablement adaptées.

Source : Green label
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