Certification PEB : depuis le 1er septembre 2026, le certificat regarde aussi vers l’avenir

Le certificat PEB ne se limite plus au constat énergétique : il propose désormais une première trajectoire pour rénover le logement.

Du constat à la feuille de route

Depuis le 1er septembre 2026, la certification PEB des logements existants évolue en Wallonie.

Le certificat conserve sa fonction première : établir la performance énergétique du logement et son label. Mais il intègre désormais une feuille de route de rénovation progressive, destinée à mieux informer le propriétaire ou le futur acquéreur sur les travaux à envisager, leur ordre de priorité et les gains énergétiques attendus.

L'objectif est de faire évoluer le PEB d'une photographie de la situation existante vers un premier outil d'aide à la rénovation, en cohérence avec la trajectoire de décarbonation du parc immobilier à l'horizon 2050.

Ce qui change concrètement

Cette refonte élargit considérablement les informations mises à disposition du propriétaire.

Cette nouvelle version intègre notamment la progression des travaux vers une meilleure performance, la place des énergies renouvelables et du photovoltaïque dans cette trajectoire ainsi qu'une première estimation budgétaire des interventions.

L'analyse de l'enveloppe devient également plus informative. Pour les murs avec parement et coulisse, la possibilité d'améliorer la paroi par isolation de cette coulisse peut notamment être examinée dans le cadre des recommandations.

Le certificat offre désormais un spectre de possibilités beaucoup plus large, tout en restant volontairement prudent sur leur faisabilité précise, leur coût réel et leur optimisation au sein d'un projet complet.

Les preuves acceptables deviennent plus importantes encore

Cette évolution renforce également un principe que je mets régulièrement en avant : ce qui ne peut pas être démontré ne peut pas toujours être valorisé correctement dans le calcul PEB.

Factures, photographies de chantier, fiches techniques, dossiers de travaux ou autres preuves recevables permettent au certificateur de caractériser plus justement les éléments réellement présents. À défaut, la procédure peut imposer le recours à des valeurs par défaut, généralement moins favorables.

J'ai déjà consacré une étude de cas à cette problématique : « Preuves acceptables : un levier pour votre certificat PEB ».

Avec cette nouvelle approche orientée rénovation, leur conservation devient plus pertinente encore : il ne s'agit plus seulement de déterminer correctement le label actuel, mais également de partir d'une situation existante correctement documentée pour envisager son évolution.

Une première orientation… avant l’Audit Logement

C'est probablement ici que la distinction est la plus importante.

Le nouveau certificat permet de répondre à une première question : « Dans quelle direction puis-je améliorer mon logement ? »

L'Audit Logement permet ensuite d'aller plus loin : analyser le bâtiment et le projet du demandeur, préciser les interventions, construire un scénario cohérent et déterminer plus finement leur ordre de réalisation.

La Wallonie précise elle-même que la feuille de route PEB ne remplace pas l'audit : celui-ci demeure l'outil permettant d'adapter plus précisément les recommandations aux caractéristiques du logement et au projet du propriétaire.

Énergie, mais pas uniquement

L'intérêt de l'Audit Logement réside également dans sa vision plus globale du projet.

Une rénovation ne peut pas toujours être pensée uniquement sous l'angle du nombre de kWh économisés. La présence éventuelle d'humidité, d'amiante, de radon, de problématiques de stabilité ou d'autres désordres du bâtiment peut influencer l'ordre, la pertinence ou même la faisabilité de certains travaux.

À cette lecture technique s'ajoute désormais une dimension financière de plus en plus importante : accès aux mécanismes régionaux de financement, prêts à taux réduit ou à taux zéro selon les conditions applicables, mais également certains incitants fiscaux liés à la rénovation énergétique.

Une évolution que nous accueillons positivement

Cette refonte éclaire davantage le spectre des possibilités offertes au propriétaire, tout en restant prudente sur le coût réel et l'optimisation progressive des mesures proposées.

C'est précisément là que se situe, selon moi, la complémentarité entre les deux outils : le certificat PEB informe et donne une première direction ; l'Audit Logement permet ensuite de préciser, consolider et valider une véritable stratégie de rénovation.

Associer ces informations à un document déjà incontournable lors de la vente ou de la location constitue une évolution positive : la réflexion sur la rénovation énergétique intervient désormais beaucoup plus tôt, notamment au moment d'acheter, de vendre ou de réfléchir à l'avenir d'un logement.

Source : Green label
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